Le bénitier est un coquillage bivalve

La classe des bivalves, les bénitiers.

Tridcana maxea, un bénitier hybride entre maxima et crocea
Le principal caractère distinctif des bivalves est une coquille composée de deux parties, dont on retrouve souvent l'une des moitiés sur la grève. L'existence de cette coquille bipartite est également le critère le plus net, sur lequel se fonde la division que l'on opère entre les gastéropodes, dont la coquille est faite d'une pièce, et les bivalves. Ces deux parties s'articulent au moyen d'une charnière, et sont reliées à ce niveau par un ligament souple, qui autorise leur ouverture et leur fermeture. Les bivalves, dont les bénitiers, craignent particulièrement les effets délétères de gaz à effet de serre en raison de l'acidification des océans.

L'animal proprement dit se compose d'un manteau, recouvrant les viscères et les branchies, et d'un pied, qui sert souvent à l'animal à s'enfouir dans le sol. A sa base se situe une glande à byssus, qui sécrète les filaments du même nom, grâce auxquels nombre de bivalves peuvent s'ancrer sur leur substrat rocheux. Les qualités de ce matériau sont telles que même le déferlement le plus puissant ne peut les arracher de leur substrat. On peut d'ailleurs les maintenir dans un éco-aquarium récifal car leur mode d'alimentation convient à ce type de maintenance. Il faut juste faire attention à l'organisation de l'aquascape du bac.

Le mode de nutrition des bivalves tel que le bénitier est identique à celui de nombreux autres invertébrés marins sessiles; il s'agit d'organismes filtreurs, c'est-à-dire qu'ils filtrent l'eau de mer pour en extraire les fines particules en suspension. La présence de siphons d'aspiration permet l'adduction d'eau vers les branchies, qui font également office de tamis. Après filtration, l'eau est refoulée par un orifice d'abduction. en même temps que les excréments de l'animal. Chez les bivalves fouisseurs, ces 2 orifices sont situés à l'extrémité de siphons souvent allongés, de manière à émerger au-dessus du niveau du sol. Chez d'autres espèces non fouisseuses, ces orifices s'ouvrent sous le coquillage. Chez d'autres espèces enfin, ces orifices sont situés sur une partie du manteau que l'animal fait déborder en s'entrouvrant sur la face supérieure de la coquille ; cette portion du manteau arbore fréquemment de somptueux coloris et contient des algues symbiotiques, qui sont ainsi optimalement exposées aux rayons solaires : c'est le cas des tridacnes.

A la périphérie du manteau se trouvent souvent des rangées de taches oculaires, capables de percevoir des sensations lumineuses. La région périphérique du manteau, dans d'autres cas, présente des excroissances ou des appendices en forme de tentacules, qui contribuent à améliorer les perceptions de l'animal face à son milieu extérieur (cas des limes, des bénitiers, des spondyles). Pour l'essentiel des espèces, les bivalves sont des organismes hétérosexués. Ovules et spermatozoïdes sont émis dans le milieu extérieur, où s'effectue librement la fécondation. Celle-ci donne naissance, selon les espèces, à une larve trochophore ou véligère. Après quelques temps de vie planctonique, ces larves sédimentent sur un substrat favorable, pour y évoluer en bivalve adulte.

Les espèces de bénitiers pour aquarium marin sans nitrate ni phosphate.

Hippopus hippopus, le bénitier fer à cheval
Ces bénitiers sont exemplaires en aquarium récifal d'eau de mer pour filtrer un peu l'eau et les micro-algues à la dérive. Des bénitiers moins colorés, mais extrêmement résistants, plus que les premiers :

Revue de détails des bivalves.

On répertorie actuellement plus de 20 000 espèces de bivalves, dont la taille du coquillage varie de 0,2 mm à 130 cm. La majorité de ces espèces sont des organismes marins, et ont colonisé des biotopes très variés. Dans les récifs coralliens, on rencontre des bivalves sur le platier, logés dans des orifices qu'ils pratiquent à même les coraux, ou fixés à flanc de paroi. De grands spondyles adhèrent aux parois de cavités, ouvertes dans les tombants du récifs, d'autres espèces préfèrent les falaises abruptes, ou bien encore se fixent sur les gorgones ou les rameaux de certains coraux arborescents. Nombre d'espèces ont un mode vie fouisseur, avec pour substrat le sable ou la vase, d'autres affectionnent le maquis impénétrable des herbiers sous-marins. Nombreuses sont également celles qui mènent une vie furtive, enfouies dans le sable au pied du récif ou entre les récifs des lagons. Dotés d'un pied fouisseur, ces mollusques sont même capables de s'y mouvoir avec aisance. En ratissant le sol de la main ou bien à l'aide d'un tamis à fort maillage, on peut découvrir ces animaux, enfouis dans le sable.